Guide total sur rachat or en Suisse
Le rachat d’or en Suisse – niveau expert (ce que personne n’explique)
1. La vraie nature d’un comptoir de rachat
Un comptoir d’or n’achète pas des bijoux.
Il achète :
- une matière à fondre,
- avec une volatilité de prix quotidienne,
- sous contraintes légales strictes.
👉 Toute sa logique repose sur la gestion du risque, pas sur la beauté de l’objet.
2. Ce que devient ton or après la vente
C’est là que beaucoup se trompent.
Après ton passage :
- L’or est trié par pureté.
- Il est fondu (souvent mélangé).
- Il part vers :
- un affineur,
- un grossiste,
- ou un circuit industriel.
💡 Personne ne revend ton bijou tel quel, sauf cas très rares (pièce exceptionnelle).
3. Pourquoi la marge est indispensable
Sans marge, le comptoir meurt.
Elle sert à absorber :
- les variations du cours (qui peut bouger en quelques heures),
- les pertes de raffinage,
- les erreurs de titrage,
- les frais de conformité,
- le stockage sécurisé.
👉 Un comptoir qui annonce “0 marge” ment ou compense ailleurs.
4. Le mythe du “bijou de marque”
Réalité terrain :
- 99 % des bijoux de marque → fonte directe
- La signature disparaît au premier creuset
Exceptions :
- pièces historiques,
- séries très rares,
- état impeccable + demande spécifique.
Mais en rachat classique :
👉 La marque n’existe pas.
Aimez-vous ce qui brille ? — J’ai toujours peur que ce ne soit pas de l’or. Diane de Beausacq
5. Le facteur psychologique (très important)
Un bon vendeur :
- est calme,
- pose des questions,
- observe.
Un vendeur stressé, pressé ou trop bavard :
- perd de la valeur.
Pourquoi ?
Parce que certains comptoirs adaptent leur discours selon :
- ton niveau d’information,
- ton urgence apparente,
- ton rapport émotionnel à l’objet.
💡 En Suisse, le calme inspire le respect.
6. Pourquoi vendre tout en une seule fois est souvent gagnant
Vendre en plusieurs fois :
- augmente la marge cumulée,
- dilue ton pouvoir de négociation,
- multiplie les erreurs de pesée.
Vendre tout ensemble :
- améliore le ticket moyen,
- réduit les frais unitaires,
- peut améliorer le taux appliqué.
👉 Même logique qu’en finance : le volume protège.
7. Les techniques classiques de sous-paiement (sans caricature)
Pas des arnaques pénales, mais des pratiques limites :
- arrondir le poids vers le bas,
- surévaluer les éléments “non or”,
- utiliser un cours interne en retard,
- annoncer un prix global sans détail,
- parler vite pour éviter les questions.
Un pro propre fait l’inverse :
- il ralentit,
- il détaille,
- il montre.
8. L’or dentaire, montres, bijoux mixtes
Cas particuliers :
Or dentaire
- souvent sous-estimé,
- nécessite un vrai test,
- très rentable si bien trié.
Montres
- démontage obligatoire,
- mécanisme retiré,
- boîtier payé au poids réel.
Bijoux avec pierres
- pierres retirées,
- rarement valorisées,
- sauf gemmes exceptionnelles.
9. Timing : faut-il attendre ?
La question revient toujours.
Réalité :
- personne ne “prédit” l’or à court terme,
- mais vendre quand le cours est haut est rationnel,
- vendre quand on est pressé est coûteux.
👉 Le meilleur moment, c’est quand :
- tu n’es pas pressé,
- tu comprends le prix proposé.
10. Le profil du comptoir vraiment sérieux
Sans citer personne, il a toujours ces signes :
- explications claires,
- matériel visible,
- balance à vue,
- aucune pression,
- attitude pédagogique.
Le prix est important.
Mais la méthode l’est encore plus.
La vérité finale
En Suisse, le rachat d’or est un acte simple, mais asymétrique :
celui qui comprend la mécanique gagne toujours plus que celui qui subit.
Lire https://theoueb.com/site-21054-gs-fils pour en savoir plus